Fille latine à cheveux noirs longs, tatouée et percée, se pavane devant un miroir
Elle est penchée au début, ses fesses sont hautes, la lumière annulaire sort du sol – on voit la courbe de son dos, le tatouage complexe qui s’étend sur ses épaules et descend le long de ses côtes, qui brille sur les piercings de sa colonne vertébrale. Lorsqu’elle se tourne face au miroir, une main presse son sein, l’autre suit sa clavicule, elle bouge lentement comme si elle se sentait plus qu’elle ne jouait. Ses lèvres sont pleines, naturelles, et elle les mouille exprès, sa langue sort un peu, ses yeux sont fixés sur son reflet. Il y a un verre de brosse à dents sur le lavabo, des produits de beauté, une bouteille de lubrifiant un peu floue – elle la saisit, la fait rouler entre ses mains, la presse contre sa cuisse comme si elle imaginait quelque chose. La caméra reste serrée mais ne tremble pas – chaque plan est réfléchi, un type de montage amateur soigneusement préparé, et non des plans de téléphone aléatoires. Ce qui ressort, c’est le silence – pas de musique, pas de lignes de conduite – juste sa respiration, parfois le son du verre sur la porcelaine, les sons précis lorsqu’elle se touche.